*Ce n'est pas la situation qui a changé, c'est la situation qui a évolué *

J'ai longtemps piétiné ces dernières semaines. Il en aura fallu du temps. Je me suis étouffée.
Comme pour te rappeler que c'est un combat acharné entre toi et le dehors. Entre ta raison et tes sentiments.
Je ne dirais pas que la situation a changé. Elle a plutôt évolué.
Je me suis faites à l'idée. De devoir continuer sans ressasser. D'arrêter de me plaindre.
La bougie est rallumé. Je vois clair. Le crépuscule s'endort. En même temps que mes yeux cherchent ailleurs.
Je suis maître de ma vie. De nouveau. Pas toujours facile d'être le chef.
Je prends les devants. J'ai peur. Les décisions que j'ai toujours chercher à fuir. J'en ai bouffé des larmes.
Je me demande comment j'ai atterri en ES. Je suis sur le côté. La marche je la contemple. Avec cet impression de ne pas être à ma place. De m'être trompé de parcours. Enfin les mots sortent comme pour me signaler que l'alarme sonne.
Moi seule peut la faire taire. Et je me battrais. Sans douleur.
Peut-être qu'il faut parfois tout changé !
Le puits était grand. Le fossé entre ta fierté et la réalité. Les faits sont là.
Et c'est souvent lorsqu'on recule de notre petit bout de chemin que tout se remet en place. Et que nos yeux s'ouvrent enfin.
Comme pour te dire. Bats toi merde au lieu de te chercher des excuses sans cesse !
Petite voix intérieur. Elle est un peu censé parfois ;)
J'ai l'impression d'avoir fait un grand pas. D'avoir pris les commandes. D'avoir grandi. Sans encore savoir qui je deviendrais vraiment.
Je me sens sereine. Bien dans ma tête.
*Ce n'est pas la situation qui a changé, c'est la situation qui a évolué *

# Posted on Thursday, 15 February 2007 at 3:45 PM

Edited on Sunday, 25 February 2007 at 11:54 AM

* Samedi 10 Février 2007 *

* Samedi 10 Février 2007 *
* Le soleil tapisse à travers mes volets. L'odeur de pain grillé réveille mon odorat.
Je n'ai pas cours ce samedi. Je regarde mon réveil. Il est 10h et des poussières. Je suis contente.
Le beau temps me fait toujours plaisir. Comme si le simple fait de se dire qu'il fait beau sur cette partie de terre devait nous obliger à tous de ne montrer que notre côté positif.

Je ne sais pas encore ce que je vais faire aujourd'hui. Je n'aime pas. Moi qui aime toujours tout planifier.
Je suis seule et je repense. Comme toujours.
A ce mal qui me bouffe. Depuis des mois. Je déteste.
Mon portable sonne. Et comme toujours je ne sais pas ou il est. Il est 11h30. Nabila sonne à la porte. Nous partons.
Un interminable chemin et enfin nous arrivons.

L'odeur de la piscine me détend. J'oublie tout. Vide intérieur. Ca me fait du bien.
Nous sortons comme deux zombies. Nous parlons peu. Nous sommes fatiguées.
C'est fou comme je l'aime Nabila ;)

Et c'est là que la vie me retombe dessus. "Comme pour me dire qu'elle est toujours là et que c'est elle qui décide de tout"
Mon portable glisse de ma poche, je ne l'entends pas claqué sur le sol.
C'est là que nous nous séparons.
Et c'est là que commence la partie de cache-cache avec celui-ci. Je cherche. Je suis paniquée. Je n'ai plus beaucoup de souffle. J'ai soif. Et tout me revient.
Je dissimule mes larmes sous mes cheveux encore bien mouillés. Le vase se vide.
Je n'en peux plus. Je rentre. Je suis desespérée, vidée de tout sentiment.
Mais le miracle surgit comme par enchantement.
Grâce à Nabila et à un très cher Monsieur ;)

Je m'allonge par terre. Comme pour retrouver cette espace de détente.
J'attends le message de Lo. Il n'arrive pas. Je suis déçue.
Mes pieds glissent sur le sol des centres commerciaux. J'entend le rire de ma mère. Celui de mon père. Celui de mon frère.

Ca faisait longtemps qu'on c'était pas tous retrouvés. Il ne manque que celui de ma s½ur. Achats, cadeaux ...
Finalement je me dis que j'ai de la chance.
Bien que je n'ai jamais vraiment cru en la chance.
Lo m'appelle. Je n'ai pas reçu son message. Elle m'attend.
Ces jolis mots restent tambourinés dans ma tête.
Je rentre. Dans ce cocon qui reste dur, qui ne te laisse jamais tomber, et qui est toujours là. Invisible jusqu'à aujourd'hui pourtant. *


Photo de Nabi-là et L'eau-rat par moi

# Posted on Sunday, 11 February 2007 at 2:49 PM

Edited on Tuesday, 13 February 2007 at 2:41 PM

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.Pendant des années j'ai cru te connaître. Te comprendre. Les regards admiraient cette masse de joie. Que tu faisait paraître. Que tu fais paraître encore aujourd'hui. C'était beau. Trop peu réaliste. Puis un jour. Allongé sur le long banc vert. J'ai compris. Que les apparences restaient les apparences. Pourquoi jouer ce jeu ? N'a-t-on pas le droit de laisser apparaître ces faiblesses? Mais peu à peu. J'y suis entré. Doucement. Avec pudeur. J'ai vu la fille cachée. Celle que très peu connaisse l'existence. Les mots sont parti tout seul. Un remède tu m'as souvent dit. Mais c'est toujours revenu.
Aujourd'hui je sais que ça ne reviendra pas.
Le jour ou tu aura trouvé ce simple milieu. Entre l'ivresse de la joie et la débandade profonde. Ce milieu nous le cherchons tous.
Mais toi tu en a besoin. Plus que les autres. Le fait de prendre tant de recul. Cette force. Tout ça tu me l'as transmis.
Et tous ces mots que tu connais par c½ur. Qui s'affichent à répétition. Mais viendra le jour. Ou je n'aurais plus besoin de te les retransmettre.
.
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# Posted on Wednesday, 31 January 2007 at 8:21 AM

Edited on Wednesday, 31 January 2007 at 8:38 AM

Comme une réalité passée *

* Comme une réalité qu'on étouffe.
Comme un éternuement qui revient sans cesse et qu'on continu à recracher.
Juste qu'au jour ou quelqu'un nous ramène à la réalité. *





*A toi belle perle, fille si unique*

Je pensais que notre conversation se serait terminé sur un « va te faire foutre » pourtant je t'ai rarement insulté. Heureusement. Tout s'est passé autrement.
Tu as osé cassé la fiction qui s'aggrandissait. L'espoir. Chaque jour un peu plus. Tu as fissuré le peu de fierté qu'il me restait.. J'ai pourtant avalé tes paroles. Tu n'as pas eu peur. Tu n'as pas penser à toi. Seulement à moi. Tu as voulu me sauver. Phrases brutales, dures. Sans chercher les conséquences que cela pourrait entraîner.
Gros blanc. J'y réfléchi. Bilan que tu as fait. Verdict tombant. J'étais bas, tu m'a mené vers le fond. Il faut tout détruire pour recommencer à se reconstruire. Honteuse de ces mots. Tu l'as été. Pourtant.
En quelques minutes j'ai tout reçu en pleine face.
Sur le cou j'aurais bien tout envoyé en l'air. Impulsive la fille. Merci.
Aujourd'hui je vais mieux. Je vais bien. Je suis heureuse.
Comme une réalité passée *

# Posted on Saturday, 27 January 2007 at 6:10 AM

Edited on Sunday, 28 January 2007 at 6:28 AM