Je sais bien que tu n'aimes pas étaler tes sentiments, que tu n'aimes pas les romans à l'eau de rose, les clichés des films d'amour à la con, tu n'aimes pas exprimer ce que tu ressens. Tu sais bien que j'aime hurler mon bonheur au monde, que je raffole des bouquins d'amour, des chansons d'amours, des films d'amour. Que les mots sont tout pour moi.Mais tous les deux, nous n'aimions pas vraiment notre corps seul, il était trop fade. Nous aimons tous les deux ce que nous sommes, réuni. J'ai toujours tendance à demander la perfection dans chacun de tes actes, dans chacune de tes paroles, je cherche toujours plus, au-delà des limites, ces limites que je ne voient pas, que je franchi avec ton regard qui me suit. Je suis une perfectionniste dans chacune de ses petites choses qui fait que nous partageons quelques temps d'une vie. Quelques longs temps. Ma vision du partage, du bonheur, m'oblige souvent à souffrir, à m'infliger quelques maux qui n'auraient pas lieu d'être. Mais tout cela tu le sais. Tout simplement parce que désormais on se connait. On se connait sous tous les recoins, les recoins cachés sont en lumière. Je sais bien que je suis une dictatrice du bonheur, une chercheuse du futur. J'ai tant de désirs. Tant d'anxiété parce que le bien être fait flipper. Trop de quelque chose nous amènes à la notion de rejet, d'avenir, de temps qui passe. Mais bon dieu "Laisse le bonheur te porter" ces syllabes enchainées et j'ai compris, j'ai compris combien nos c½urs s'interpellent. Pardonne moi cette peur incontrôlable. Les reproches viennent quand on recherche ce qu'on a déjà. Et paradoxalement j'envoie claquer les mots, cette arme, la seule que je possèdes, et je vois, j'admire, je sens, l'image défile de ses 16 mois et je vois combien que je ne suis pas toujours à la hauteur, combien mon foutu caractère me met sur un panneau un peu trop haut pour toi. J'admire tout ce que tu fais, tout ce que tu entreprends dans la vie, j'admire tous tes mots fragiles et maladroits, j'admire combien tu te lèves tôt pour me faire la surprise d'être là à mon réveil, j'admire ton enthousiasme à allé cherché mon goûter à la boulangerie pendant que je dors, j'admire ton aisance avec l'humain, ta tolérance, ton respect, ta douceur. Mais surtout j'admire que tu ne te casse jamais la gueule devant la vie. Que jamais tu te dis que la vie n'en vaux pas la peine. J'aime quand tu me serres fort et que tu me dis que tu tiens à moi comme ça dans un chuchotement presque indescriptible. Il n'y a rien de plus jouissif de plus attirant qu'un homme, celui que vous avez choisi qui vous hurle son bonheur, son état de bien être.
Alors oui j'ai aimé les romans d'amour, les films d'amours, les histoires d'amour, mais aujourd'hui c'est toi que j'aime, toi et toutes tes qualités, qui parfois prennent un voile dans mes paroles. Rien n'est plus parfait mon amour que ta présence qui me fait grandir. Peut-être un peu trop vite parfois.
Mais tous ces mots ne sont rien comparé à ce que nous vivons depuis le 20 Mai 2007.